Réseau Français des Villes éducatrices

 

Plan Pauvreté : des mesures positives qui nécessitent une politique globale cohérente

Le Plan Pauvreté du Gouvernement a été annoncée ce jeudi 13 septembre. Pour rappel, 3 millions d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté, ce qui représente 1 enfant sur 5. Ce chiffre est inacceptable !

Nous souhaitons saluer le travail important d’Olivier Noblecourt, délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes. Son action a été menée grâce des groupes de travail et des réunions de concertation sur tout le territoire auxquels le RFVE a pris toute sa part. C’est grâce à ce travail coopératif qu’un nouveau pas est franchi dans la prise en compte de la nécessité d’outils spécifiques à la lutte contre la pauvreté.

En ce qui concerne la petite enfance, l’éducation ou la formation des jeunes, le RFVE se félicite de mesures qui vont dans le bon sens.

Nous pouvons par exemple saluer le soutien financier pour la mise en place de petits-déjeuners dans les collèges de REP+ ainsi que des tarifs sociaux à 1 euro pour la cantine dans les quartiers les plus défavorisées, même si de nombreuses communes l’appliquent déjà.

En ce qui concerne la petite enfance, la COG avait déjà annoncé 30 000 places en EAJE ainsi qu’un bonus financier aux collectivités pour les places en crèches ouvertes dans les quartiers prioritaires. C’est un objectif ambitieux qui ne peut se mettre en oeuvre que dans le cadre d’un contexte global favorable. Or, sur ce plan, comment l’Etat entend-il mobiliser les acteurs locaux quand il les prive chaque année de moyens financiers supplémentaires et désormais d’une part importante de leur autonomie budgétaire ?

Les mesures de lutte contre la pauvreté doivent s’inscrire dans une politique cohérente d’équité sociale et territoriale. C’est autour de ces enjeux que les villes éducatrices se mobiliseront dans les mois qui viennent.

 

Plan mercredi : une nouvelle étape commence

Annoncé une première fois en novembre 2017, le plan mercredi vient de faire l’objet d’une présentation détaillée, ce mercredi 20 juin.

Les signataires de ce communiqué se félicitent que l’Etat soit à l’initiative d’une nouvelle démarche de développement de la qualité de l’action éducative locale passant par l’organisation d’accueils de loisirs le mercredi et leur inscription dans un projet éducatif territorial. Ils saluent les annonces portant sur un soutien accru de la CNAF aux activités périscolaires et sur le maintien du fonds de soutien pour les collectivités restant à quatre jours et demi.

Nous partageons l’enjeu du ministère de concerner le plus grand nombre d’enfants et de familles dans un accueil éducatif de qualité. L’intégration du Plan Mercredi dans le projet éducatif territorial est de nature à rassembler à l’échelle de la commune, tous les acteurs éducatifs autour de projets partagés (l’école, les parents d’élèves, les associations, les collectivités locales, et les premiers concernés à savoir les enfants …)

Mais cela nécessite désormais un travail important de mobilisation, de construction d’un contenu robuste et d’une bonne articulation entre les acteurs. En effet, ce plan ne peut pas se résumer à un financement supplémentaire. Taux d’encadrement, qualification des animateurs ou encore engagements pris sur la base de la Charte Qualité proposée par le ministère sont autant d’éléments incontournables d’un accueil de loisirs de qualité.

L’implication de tous et l’action conjointe des réseaux de collectivités, des services de l’Etat et des fédérations d’éducation populaire, sera nécessaire à la réussite de ce plan et sera rendue possible par la mise en place d'instances de suivi aux échelles départementale et nationale.

Cependant, cette annonce tardive complexifie quelque peu la mise en place des projets par les organisateurs de centres de loisirs qu’ils soient municipaux ou associatifs pour la prochaine rentrée scolaire, ainsi que la signature de la nouvelle génération de projets éducatifs territoriaux. Elle appelle par ailleurs des précisions sur les nouvelles normes d’encadrement adaptées pour les futures collectivités labellisées

 

 Assises de la maternelle : conforter la scolarisation des moins de 3 ans

Le Réseau français des villes éducatrices se réjouit de la tenue d’Assises de la maternelle organisées par le ministère de l’éducation nationale. Elles seront l’occasion de rappeler l’attachement de l’ensemble de la communauté éducative à cette école de qualité qui a fait l’objet récemment d’une refonte des programmes et le besoin de formations des personnels en lien avec le public des 0-6 ans.

Toutefois, le RFVE réclame une clarification préalable sur la question de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans. Lors d’une audition à l’Assemblée nationale puis dans les médias, le ministre Jean-Michel Blanquer a laissé entendre que la scolarisation des moins de 3 ans pourrait ne pas être pertinente et donc revue à la baisse. Une telle décision serait une régression par rapport aux dernières années au cours desquelles le taux de scolarisation des enfants de moins de 3 ans a fortement progressé, notamment en éducation prioritaire.

Le RFVE défend depuis longtemps la nécessité d’une politique éducative globale dès la naissance. Cette politique doit s’incarner dans une offre de service public adaptée à chaque enfant. Dans ce cadre, la scolarisation dès 2 ans est l’une de ces réponses. Elle permet de toucher en priorité les enfants qui ne bénéficient pas de places en structures d’accueil et les familles les plus éloignées de l’école. Elle permet de donner les conditions favorables à l’accès aux apprentissages les plus fondamentaux, notamment le langage.

C’est pourquoi les Assises de la maternelle seront utiles si elles ne servent pas à justifier des suppressions de postes à venir dans l’éducation prioritaire. Il serait paradoxal qu’au moment où le gouvernement déploie les CP et CE1 dédoublés, les mêmes écoles voient leur nombre d’élèves baisser. Reporter cette responsabilité sur les collectivités (accueils petite enfance) dans une période où l’état leur demande de baisser leurs dépenses aurait de graves conséquence

 

 

Communiqué de presse /20 décembre 2017

Rencontres nationales des villes éducatrices : une ambition partagée pour une ville à hauteur d’enfants

Les villes éducatrices se sont réunies à Lille les 13 et 14 décembre autour de la thématique de « La ville à hauteur d’enfant ».

En ouverture, Michel Lussault, géographe, a rappelé la nécessité de regarder la ville avec le regard de l’enfant dont la civilité est l’inverse de celle des adultes : tournée vers les autres, à la recherche de l’interaction qui fait expérience et donc apprentissage. Il faut selon lui « se méfier des pronostics d’adultes qui oublient qu’ils ont été enfants ».

Thierry Paquot, philosophe a quant à lui plaidé pour des espaces de respiration dans la ville et de créer des parcours ou des terrains d’aventure.

Clément Rivière, maître de conférences, a pointé l’augmentation très importante de la normativité imposée aux enfants et plus particulièrement aux filles.

Les multiples expériences présentées lors des ateliers ont permis de constater que les villes commencent à intégrer la vision de l’enfant dans leurs politiques publiques : aménagement de lieux publics, rénovations d’écoles, transports, citoyenneté, etc. Elles mettent la participation des enfants au cœur de leurs projets éducatifs, mais aussi de développement urbain.

Pour hisser la ville à hauteur d’enfant, il faut une mobilisation de tous les acteurs d’un territoire, Etat, collectivités, associations, citoyens. C’est autour d’une véritable alliance éducative que pourra se réaliser un projet territorial dans lequel l’enfant a toute sa place. Sur toutes les politiques, une concertation est donc nécessaire entre acteurs. Les rythmes éducatifs, le dédoublement des CP, les transitions de la petite enfance à l’enfance, la règlementation de l’espace public, etc. : Tous ces sujets ne peuvent plus faire l’objet d’une édiction normative par l’Etat sans associer de façon partenariale les acteurs territoriaux. Les villes éducatrices entendent être pleinement actives, dans l’intérêt de la réussite des projets initiés.

La synthèse de nos travaux sera disponible en janvier sur notre site www.rfve.fr.

 Communiqué de presse /5 octobre 2017

Le RFVE reçu au ministère de l'Éducation nationale,des premiers signes encourageants

Fonds de soutien périscolaire, PEDT, des premiers signes encourageants du ministère

Le Réseau Français des villes éducatrices a été reçu ce jour par le cabinet de Jean-Michel Blanquer. Lors de cet entretien, des premiers signes encourageants ont été donnés par la conseillère spéciale du ministre, Fanny Anor. Il est confirmé que le ministre souhaite prolonger jusqu’à la fin du quinquennat le fonds de soutien aux activités périscolaires pour les communes restant à 4,5 jours. Nous demandons que cet engagement soit confirmé par le gouvernement au-delà de l’année scolaire 2018-2019. En effet, les villes doivent pouvoir opérer leur choix avec une visibilité financière durable afin qu’il ne s’agisse pas d’une décision purement budgétaire.

Il a été confirmé à notre demande qu’en aucun cas des consultations des conseils d’écoles devaient être organisées à l’initiative des services de l’Education nationale, et que le ministère n’avait pas de « calendrier » imposé pour des prises de décisions locales. Les villes demeurent initiatrices d’éventuelles concertations sur des évolutions comme le décret du 28 juin 2017 le prévoit.

Concernant les PEDT, le ministère souhaite enrichir les projets éducatifs, en particulier sur le plan extrascolaire. Nous avons souligné notre accord et notre volonté d’y participer à condition que cela ne se fasse pas au détriment des temps périscolaires et du lien avec les temps scolaires.

Après la précipitation qui a engendré des tensions inutiles dans les territoires pour cette rentrée, il semblerait que le ministère souhaite laisser du temps aux acteurs pour faire les meilleurs choix dans l’intérêt de l’enfant. Le RFVE rappelle le bénéfice de la 5e matinée et enjoint les acteurs locaux à prendre le temps d’évaluer tout ce que les nouveaux temps périscolaires ont permis, notamment pour les enfants les plus défavorisés. Ce n’est qu’à partir de ce constat partagé autour d’un projet éducatif que des choix peuvent être faits

 

 

Communiqué de presse /30 juin 2017

Décret rythmes scolaires : un anachronisme qui ne démobilisera pas les villes éducatrices

Le décret permettant le retour à la semaine de 4 jours est anachronique et va engendrer une concurrence accrue entre les territoires. Il permet à des écoles d'être de nouveau en décalage total avec le reste des pays de l'OCDE, comprimant des heures d'enseignements et empêchant la réalisation d'activités périscolaires. Il faut être conscient que ce retour en arrière serait irréversible pour les communes.

Pour reprendre une ancienne phrase de Jean-Michel Blanquer, "c'est le monde des adultes qui s'est entendu sur le monde des enfants".

Le décret n'a quasiment pas été modifié et il reviendra donc aux DASEN d'apprécier si les éventuelles modifications de rythmes permettent "de garantir la régularité et la continuité des temps" ainsi que "la qualité des activités périscolaires proposées".

Mais un décret ne remettra pas en cause 4 années de travail considérable fait par les acteurs éducatifs pour l'épanouissement et la réussite éducative des enfants.

Les villes du Réseau Français des Villes Éducatrices continueront de plaider pour des rythmes éducatifs dans l'intérêt des enfants. Elles s'inscriront dans la volonté exprimée au Sénat par le ministre de rendre les PEDT plus qualitatifs et ainsi poursuivre l’objectif de co-construction des politiques éducatives au niveau local. Comme toute démarche coopérative, cela se construit et nécessite donc des temps institutionnalisés où un projet commun peut se dessiner.

Ce sera l'occasion de vérifier si, derrière les mots, le soutien aux activités périscolaires perdure à travers le fonds de soutien du ministère, indispensable pour les communes. Ces activités ne sont pas juste un moyen d'occuper les enfants, ils jouent un rôle hautement

 

 

Communiqué de presse /18 mai 2017

Le RFVE invite le nouveau ministre de l’Éducation à aller plus loin pour améliorer les rythmes éducatifs et la réussite de tous les enfants

Le Réseau Français des Villes Éducatrices (RFVE) félicite Monsieur Jean-Michel Blanquer pour sa nomination et lui souhaite pleine réussite dans ses missions.

La question éducative n’a pas eu la place qu’elle méritait dans le débat présidentiel. Elle est pourtant la première politique de la nation et des collectivités locales. Il est donc nécessaire qu’un temps soit consacré à la concertation avec tous les acteurs éducatifs. L’évaluation partagée des réformes passées est un préalable après cinq années de refondation de l’École qui a fortement mobilisé tous les acteurs.

Le RFVE salue la volonté affichée du nouveau ministre de ne pas remettre en cause ce qui fonctionne bien.

De ce point de vue, la question des rythmes éducatifs doit être abordée de façon objective.

Le RFVE estime qu’il ne faut pas revenir en arrière sur des progrès considérables pour les enfants dont nous commençons à mesurer les effets : bénéfices de la cinquième matinée, de l’allongement de la pause méridienne, de l’allègement des après-midis ; mais également la mise en place de véritables activités éducatives de loisirs auxquelles n’avaient pas accès la majorité des enfants. Cette nouvelle organisation a conduit les collectivités, à travers la généralisation des PEDT, à s’impliquer davantage dans la réussite éducative des enfants, en construisant un partenariat de plus en plus constructif et complémentaire avec l’Éducation nationale.

Des aménagements sont sans doute nécessaires. Il faut également aller plus loin, notamment :

  • Revoir l'articulation des temps selon l'âge des enfants en lien avec la petite enfance pour mieux adapter les rythmes aux plus petits, en gardant à l'esprit une ambition éducative forte pour cette période structurante des apprentissages.
  • Bâtir une culture commune entre tous les acteurs éducatifs avec une véritable politique de formation transversale.
  • Aménager les rythmes éducatifs des 12-18 ans permettant pleinement l'accès à des activités éducatives pour le plus grand nombre.

Le RFVE participera pleinement à ces réflexions à partir des différentes expérimentations et innovations qui ont été entreprises sur les différents territoires

 

 

Communiqué de presse /28 avril 2017

Le 7 mai, faire barrage à l’extrême-droite

Le Réseau Français des Villes Éducatrices fait part de sa vive préoccupation concernant la présence de la candidate du Front national au second tour de ’élection présidentielle. Le programme du parti d’extrême-droite est inquiétant dans sa vision éducative réactionnaire. Mais il est globalement porteur de rejet de l’autre en contradiction totale avec la République. Rendre l’école publique payante à des enfants sous prétexte qu’ils sont étrangers est une des nombreuses illustrations de ce qui pourrait arriver si Marine Le Pen remportait l’élection.

C’est pourquoi, le 7 mai, la priorité est de faire barrage à l’extrême-droite en votant pour le seul candidat républicain, Emmanuel Macron. Nous aurons ensuite à débattre du projet éducatif du futur gouvernement, mais l’urgence est d’abord d’éviter qu’il n’y ait plus de discussion possible.

 Communiqué de presse /8 mars 2017

Villeurbanne succède à Brest à la présidence

du Réseau Français des Villes Éducatrices (RFVE)

Lors de son assemblée générale du 7 mars 2017, les villes membres du Réseau Français des Villes Éducatrices (RFVE) ont procédé à l’élection à l'unanimité de la Ville de Villeurbanne à sa présidence. Cette présidence sera assurée par Damien BERTHILIER, adjoint au maire en charge de l’Éducation et des Universités. Après trois ans de présidence, la Ville de Brest avait décidé de permettre une rotation de cette fonction. Ces trois années auront permis, grâce à l'action des adjoints au maire Marc Sawicki et Karine Coz-Elléouet, de poursuivre la coordination des villes éducatrices autour de projets éducatifs de territoires (PEDT) de qualité. Le RFVE a largement pris part à la mise en œuvre de la loi de refondation de l’École, en particulier autour des nouveaux rythmes scolaires et de la mise en place des nouveaux temps périscolaires. Il a contribué au fait que les projets éducatifs concernent tous les acteurs, sur tous les temps de l'enfant et à tous les âges. Le RFVE prendra part au débat démocratique des futures élections pour faire de l'enjeu éducatif un sujet de préoccupation majeur des candidats. Il mettra en avant la nécessité de permettre aux collectivités locales d'exercer pleinement leurs missions éducatives avec tous les acteurs des territoires. Le RFVE est un réseau de près de 130 collectivités locales, intégrant élus et techniciens soucieux de réfléchir ensemble sur les questions des politiques éducatives. Cette volonté de promouvoir une politique éducative territoriale volontariste nous permet de participer à des échanges et réflexions avec les ministères et les acteurs du monde de l'éducation

 

 

Communiqué de presse /21 décembre 2016 - Brest

Les mixités doivent être au cœur des futurs PEDT

Une délégation d'élus du Réseau français des villes éducatrices a été reçue mardi 20

décembre 2016 par Najat Vallaud Belkacem, ministre de l'Education nationale, de

l'enseignement supérieur et de la recherche.

Les représentants de l'association d'élus ont fait part à la ministre de leur préconisations

concernant les mixités dans l'éducation élaborées à la suite du colloque « mixités »

organisé à Metz sur le sujetau début du mois. Dans la continuité du travail engagé par le

ministère pour la mixité au collège, le RFVE demande à élargir ce travail au premier

degré. En effet, l'enjeu de mixité commence dès le plus jeune âge, et il est nécessaire de

disposer d'un diagnostic plus précis de la répartition socio-démographique des élèves du

premier degré afin de mettre en place des mesures partagées par tous les acteurs d'un

territoire.

La ministre et le RFVE se sont entendus sur le fait que les renouvellements des projets

éducatifs de territoires (PEDT) doivent permettre d'intégrer des objectifs de mixités, tout

comme ils doivent permettre d'élargir le partenariat entre l’État et les collectivités à tous les

âges et sur tous les temps de l'enfant et du jeune.

Le RFVE se félicite de voir la Ministre partager ainsi l'objectif de l'amélioration qualitative

des PEDT dont la mise en œuvre quantitative réussie a permis de transformer

profondément le pilotage de l'enjeu éducatif sur les territoires

 Communiqué de presse /12 novembre 2015

Appel à la rédaction partagé des projets d'écoles

 

Les rencontres nationales de Brest des 4, 5 et 6 novembre 2015 ont permis de mesurer le chemin parcouru dans la diffusion des projets éducatifs. L'ensemble des participants a insisté sur la nécessité que les Projets Educatifs de Territoire (PEdT)  permettent des parcours éducatifs de qualité. Cela nécessite de renforcer encore davantage le partenariat entre tous les acteurs éducatifs, au premier rang desquels l'Ecole.

 

C'est pourquoi, à l’occasion du renouvellement des projets d’école, le Réseau Français des Villes Educatrices (RFVE) appelle à concrétiser l’esprit des PEdT en associant les acteurs éducatifs des territoires dans l’élaboration de ces projets.

 

Le RFVE a écrit ce jour à la Ministre de l'Education nationale pour appeler à une rédaction pleinement partagée des projets d'école avec les collectivités territoriales, les parents, les fédérations et associations d’éducation populaire, sous la responsabilité des directrices et directeurs d’écoles maternelle et élémentaire.

 

 C'est bien à un projet commun entre tous les acteurs éducatifs de nos territoires que nous appelons. C'est dans la cohérence avec la loi de refondation de l'école que nous lançons cet appel. Chaque partenaire de l'éducation, et en premier lieu les enseignants doivent y trouver leur intérêt : continuité et cohérence éducative, harmonisation des temps et activités de l'enfant, accompagnement des enfants les plus en difficultés, projets communs, liens aux avec les familles.

 

Dans l'intérêt de tous les enfants, construisons ensemble vos projets d'école dans le cadre de nos projets éducatifs de territoire.

 

Communiqué de presse /29 mai 2015

Le Réseau Français des Villes Educatrices (RFVE), réuni à Villeurbanne les 20, 21 et 22 mai, a travaillé sur la laïcité dans les projets éducatifs. La réflexion s’est voulue d’abord fondée sur un état des lieux historique et juridique notamment à travers  les interventions de l’historien Patrick Weil et du président de l’observatoire de la laïcité, Jean-Louis Bianco. Elle s’est également incarnée dans une approche pragmatique à travers des cas pratiques et des intervenants de l’Education nationale, de l’éducation populaire et des nombreuses villes du Réseau. L’ensemble des échanges fera l’objet d’actes dont les conclusions seront transmises aux ministères concernés.

 

Il apparaît que les projets éducatifs sont l’outil adéquat pour permettre à tous les acteurs éducatifs de travailler ensemble pour faire vivre la laïcité dans tous les territoires de la République. Cette laïcité ne se décrète pas, elle doit s’incarner concrètement pour les enfants et les jeunes qui doivent préalablement trouver leur place dans la société. Les adultes doivent pouvoir partager un discours cohérent, étayé par des formations communes et mis en œuvre dans des actions entre tous les temps des enfants et des jeunes.

 

Le RFVE a par ailleurs approuvé en Assemblée générale un plan d’actions de nature à mobiliser les villes éducatrices autour des objectifs suivants :

 

- La Petite enfance et ses enjeux tant nationaux que locaux. Travailler sur un service public de la petite enfance. Dans le même esprit que le Haut Conseil de la Famille, travailler sur un haut conseil de la petite enfance. Les enjeux sont immenses. C’est là que tout commence.

- Projets Educatifs de Territoire et rythmes éducatifs. Encore trop souvent vécus par de nombreux territoires comme des contraintes, le réseau devra travailler avec les élus pour valoriser les projets éducatifs. Le seul outil pour travailler tous ensemble à la construction de nos politiques éducatives. Au-delà, nous allons entrer dans une nécessaire période d’évaluation dans lequel le réseau aura son rôle à jouer.

- Le numérique. Patrick Weil a dit lors des Rencontres que nous vivions une véritable révolution. Certes dans nos écoles mais aussi bien au-delà. Un grand chantier nous attend. Formation, projets numériques, lutte contre la fracture numérique, etc…

- Le Développement Durable. C’est une politique transversale au même titre que nos projets éducatifs. Les 3 piliers restent d’actualité et sont aujourd’hui, à travers les agendas 21 des fils conducteurs des programmes de plusieurs collectivités. Présent également dans les programmes scolaires de la maternelle à l’enseignement supérieur, c’est un enjeu incontournable de nos politiques éducatives en particulier cette année alors que la France va accueillir la COP21 en novembre et décembre prochain.

- La Réussite éducative. Que ce soit dans le cadre institutionnel, associatif ou bénévole, ce sont des dizaines de milliers d’acteurs qui se sont investis dans les programmes de réussite éducative aboutissant à un champ d’actions et  d’expérimentations gigantesque. Les villes du réseau se sont engagées depuis longtemps dans cette voie. L’enjeu reste prioritaire. Evaluation, suivi, partage et essaimage des actions tout cela avec nos partenaires, et en particulier l’ANARE, restent des chantiers prioritaires. Nous sommes bien là dans des actions de prévention du décrochage scolaire.

- La formation. Selon les FRANCAS il faudra former plus de 300.000 animateurs dans les années à venir. Mais ce sont aussi de nouveaux métiers qui vont apparaître. Pour nos collectivités l’enjeu est fondamental. C’est particulièrement en lien avec l’éducation populaire que nous pourrons mener à bien ce chantier.

 

Communiqué de presse /10 avril 2015

Le RFVE reçu par le cabinet de Najat Vallaud Belkacem sur le calendrier scolaire

Suite à l'annonce du nouveau calendrier scolaire, le Réseau Français des Villes Éducatrices

(RFVE) a été reçu à sa demande par le cabinet de la Ministre Najat Vallaud Belkacem, ce

mercredi 8 avril.

Le RFVE considère en effet que le calendrier scolaire, tel qu'il existe depuis longtemps, est

mal adapté aux rythmes de l'enfant.

La remise à plat du début de l'année scolaire (vacances de la Toussaint), la visibilité

triennale, ainsi que la généralisation prochaine du pont de l'Ascension sont des éléments

intéressants.

Une refonte plus profonde du calendrier scolaire est cependant nécessaire, comme le

préconisent les travaux des chrono-biologistes. Il s'agit notamment de traiter la fin d'année

scolaire trop longue et les vacances d'été disproportionnées.

Le RFVE réaffirme sa volonté de travailler, dans la continuité du consensus de l'appel de

Bobigny, avec tous les partenaires de l'éducation et du monde économique pour un

calendrier scolaire construit avant tout dans l'intérêt des enfants. Il conviendra, en

attendant, de porter une vigilance particulière quant à la fatigue liée au dernier trimestre.