Deux analyses ont été réalisées à trois mois d'intervalle, l'une par Trajectoire, l'autre par IPP, mais toutes deux conduites en partenariat avec le CGET. Or il se trouve qu'elles sont contradictoires en plusieurs points.

Il n'est pas question ici de comparer les deux études mais ces contradictions nous incitent à préciser la position du RFVE sur le dispositif.

Oui, le réseau est convaincu de l'efficacité du PRE. Il faut garder à l'esprit que les enfants pris en charge dans ce dispositif sont loin, parfois très loin, de la remise à niveau classique. Les résultats de la prise en charge d'un enfant peuvent être évidents en termes de comportement, de bien-être, de concentration, de participation à une activité de loisir.

Certes le PRE est un maillon parmi d'autres au sein d'un long processus de construction, il doit permettre la prise en charge globale de l'enfant et en aucun cas ce dispositif ne doit disparaître, nous pensons même qu'il devrait être étendu à l'ensemble du territoire. Nous devrions tendre vers une Politique de besoins sans zonage, pour mieux répondre aux différentes difficultés que le droit commun ne peut pas prendre en charge.

Dans un article d'Alternative Économique, Denis CLERC, son fondateur, écrit :

" La société tout entière porte la responsabilité de ne pas avoir assez accompagné ces transformations, de n'avoir pas fourni aux familles les atouts grâce auxquels leurs enfants auraient pu mieux se préparer à affronter ce monde qui change en mettant en œuvre un urbanisme à la fois plus social et plus équitable. "

C'est pourquoi, même si nous déplorons toujours le désengagement de l’Etat au détriment des usagers et à la charge des collectivités territoriales, nous ne souhaitons pas que le PRE disparaisse car il a le mérite de mettre tous les acteurs éducatifs autour de la table pour une bonne prise en charge de l’enfant en difficulté et un meilleur avenir.

 Pilote Michel Baffert

Le programme de réussite éducative